Graphothérapie : les problématiques
Quels sont les obstacles ?
Voici quelques pistes de réflexion qui permettent de constater que la graphothérapie a toute sa légitimité tant pour les enfants que pour les adultes.
Nous ne sommes pas tous égaux face à l’apprentissage de l’écriture.
Ce modèle calligraphique et ses codes sont faciles à apprendre pour certains et source de souffrance pour d’autres.
Inégalité de stimulation, inégalité de motivation, inégalité en termes de développement moteur, inégalité de capacité à gérer l’espace...
L’apprentissage de l’écriture commence dès nos premiers dessins et se poursuit à l’école.
Tout jeune et suivant nos tempéraments, nous avons plus ou moins envie de communiquer. Donc plus ou moins envie d’écrire.
Concernant nos premières réalisations graphiques certaines personnes nous encouragent, et d’autres pas.
Voici quelques exemples de remarques négatives :
- « Maman, papa avez-vous vu mon beau dessin ? »
- « Dépêche-toi !, on doit partir faire les courses. »
- « Pourquoi écris- tu au dessus des lignes ?, on dirait un vrai cochon ! »
- « Charles, je te retire 2 points pour le soin apporté à ton cahier. »
D’autres événements peuvent aussi ralentir l’apprentissage de notre écriture comme par exemple : un manque d’entraînement graphique à l’école primaire, une intolérance, un mépris ou une indifférence pour l’école ou pour son instituteur, un choc psychologique...
Nous communiquons de plus en plus par mail, texto, sms... cependant l’écriture reste obligatoire durant le cursus scolaire.
Elle nous aide à élaborer et organiser nos pensées et ainsi mieux communiquer. Elle reste essentielle dans de nombreuses activités privées et professionnelles.
Également, grâce à l’acte d’écrire nous sollicitons notre cerveau droit et gauche simultanément contrairement au clavier d’un ordinateur.
Cette énumération n’est pas exhaustive, mais suffit à constater que l’apprentissage de l’écriture n’est pas « une mince affaire. »